L’ACTU

DEUXIÈME PARTIE

En ce joli mois de mai 2008, marqué par le quarantième anniversaire des événements du printemps 1968, l’émission « Sous les pavés… » reçoit Daniel Cohn-Bendit. Après François Bayrou, Bernard-Henri Lévy et Ségolène Royal, Jacques Attali et Denis Robert, c’est le député européen qui accepte notre invitation. A l’occasion de la parution de son livre d’entretien « Forget 68 », le leader historique du Mouvement du 22 mars, ne peut s’empêcher de raconter son Mai 68.

Après l’Intro, voici donc les thèmes d’actualité qui sont débattus : Le hold up de Sarkozy pendant la campagne électorale sur l’opinion publique française, la Laïcité à la française, l’absence de pédagogie dans l’école française, le non-vote de la loi sur les OGM, mais aussi l’Europe avec un retour sur le Non du référendum au traité européen, qui est resté au travers de la gorge du député Vert.

POUTINE, SARKOZY « LE PETIT », ET LES FRANÇAIS

Daniel Cohn-Bendit, évoque l’absence d’envergure du Président français au niveau Européen.
Pour appuyer ses propos, il raconte une rencontre entre les Présidents Français et Russe lors du dernier sommet du G8, le 8 juin 2007. Ce jour-là, Nicolas sarkozy est diminué, car « Cécilia c’est taillée dans la nuit ».
Comme s’il avait été une petite souris, le député Vert décrit le tête à tête entre les deux hommes : Nicolas Sarkozy s’avance vers Vladimir Poutine et lui déclare, « la Tchétchénie ça va pas », « la Russie, la démocratie, les droits de l’homme ». Poutine pose sa main sur l’avant bras du Président et prend la parole « votre Pays, c’est comme ça » montre-t-il, le pousse et l’index écartés de 5 centimètres, puis Dany mime Poutine ouvrant les bras en affirmant, « et la Russie c’est comme cela ».
Le silence envahit le plateau de LaTéléLibre. Les trois journalistes attendent la chute. Dany, malicieux enchaîne sur la réaction qu’aurait, selon lui, du avoir le Nicolas Sarkozy s’il était un grand président, « oui mais l’Europe c’est ça », et il prononce ces mots en ouvrant les bras de tout leur long.

Puis il conclut, sous le regard brillant des journalistes « Le problème de Sarko, c’est qu’il veut être plus grand qu’il n’est » avant d’ajouter « c’est le problème de la France ». Et il conclu « les Français n’aiment pas la réalité, ils aiment à croire quelque chose ».

SARKOZY, COHN-BENDIT ET LE POUVOIR

Pour la fin de cette deuxième partie, Dany raconte sa rencontre avec le Président Sarkozy à l’Elysée.

– Il ne vous a pas proposé de poste?
– Non, moi on ne me propose pas des postes
– Vous l’auriez accepté?
– Non, le pouvoir ne m’intéresse pas


Voir l’Intro:

985 SLP COHN BENDIT INTRO par latelelibre

Autour de John Paul Lepers, Caroline Fourest, journaliste à Charlie Hebdo et rédactrice en chef de Prochoix.org, Émilie Raffoul, responsable de Jeudi Investigation sur Canal+ et Bertrand Delais, journaliste et réalisateur.