REDIFFUSION DU 24 JUILLET 2007 La garantie d’un service minimum dans les transports publics en temps de grève…

REDIFFUSION DU 24 JUILLET 2007

La garantie d’un service minimum dans les transports publics en temps de grève était une des promesses électorales de Nicolas Sarkozy. Le projet adopté par le Sénat le 18 juillet dernier prévoit des dispositions qui permettent aux entreprises d’organiser une continuité du service pendant les mouvements sociaux.

Désormais un salarié devra se déclarer gréviste 48 heures à l’avance ; les heures de grèves ne seront plus payées, la poursuite de la grève devra être votée à bulletins secrets au bout de huit jours et les négociations seront obligatoires avant de poser un préavis.

Le projet de loi ne fait pas l’unanimité à la SNCF. Cependant Anne Marie Idrac, présidente de la SNCF, trouve le texte « équilibré et ne porte pas atteinte au droit de grève ». Les syndicats de cheminots, eux, ne sont pas du même avis. Ils trouvent le projet « inutiles et dangereux pour leur droit de grève » .
Un rassemblement est déjà prévu devant l’Assemblée Nationale le 31 juillet,
jour de l’ouverture des discussions sur le projet de loi.

Les usagers seront les principaux bénéficiaires de cette loi. Ils sont à 70 % favorables à cette réforme selon un sondage CSA pour Le Parisien du 20 Juillet.
La fédération des usagers des transports et des services publics (FUT-SP) a été auditionnée par le groupe de travail inter-commissions du sénat sur le Service Minimum. La FUT-SP se dit « favorable » au service minimum même si elle espère éviter que « le vote d’une loi dure sur le service minimum provoque une grève longue et dure ».

Même si il est sujet a de nombreuses controverses, le projet de loi dialogue social et la continuité du service public dans les transports terrestres réguliers de voyageurs devrait être voté assez rapidement par l’assemblée nationale.

Reportage : Thomas Dorina, Joseph Haley