Le face à face Lepers – Le Pen continue et ça chauffe toujours plus. C’est le troisième et dernier épisode des « Questions à Montretout ». Au sommaire de cette interview qui ne ressemble à aucune autre : la violence, les violences verbales, Mantes la jolie et les procès du candidat du Front National. Attention, c’est particulièrement houleux et il y a de l’info. Et pour finir, dans une ultime « envolée » Le Pen nous annonce que notre pays va mourir ….snif !

 

LES CONDAMNATIONS DE JEAN-MARIE LE PEN ( source « PUTAIN VOTONS » éditions Privé 2007)

Rares sont les hommes politiques de la Cinquième République à avoir été aussi souvent condamnés que Jean Marie Le Pen. Ils sont d’ailleurs tellement rares qu’il n’en existe pas ! Qu’il s’agisse de violences physiques, de violences verbales, de mise en cause des crimes contre l’humanité, voire d’apologie de crimes de guerres, la liste est longue de ces décisions de justice sur lesquelles le président du Front National aimerait qu’on ne revienne pas. Car elles rappellent, à l’heure où lui même et ses partisans tentent de « ripoliner » son image, que le vieux leader nationaliste s’est toujours situé – et les lecteurs nous pardonneront cette analogie cinématographique – du « côté obscur de la force »… Il ne s’agit pas là d’erreurs de jeunesse : toute sa carrière est jalonnée de ses affirmations que les races ne seraient pas égales, de ses minorations de la Shoah et de ses détestations du monde musulman, qui font de lui, plus qu’un simple défenseur de la droite nationale, un vrai sympathisant de l’extrême droite française.

Voici une liste, non exhaustive des condamnations définitives que ne peut contester Jean-Marie Le Pen.

Liste non exhaustive…

1964

condamné pour coup et blessures volontaires

1971

condamné pour apologie de crimes de guerre après avoir édité un disque sur les chants du IIIème Reich. Sur le dos de la pochette du disque, qui contient  » L’hymne du parti nazi  » et  » Vive Hitler « , on pouvait lire :  » La montée vers le pouvoir d’Adolf Hitler et du Parti national-socialiste fut caractérisée par un puissant mouvement de masse, somme toute populaire et démocratique, puisqu’il triompha à la suite de consultations électorales régulières, circonstance généralement oubliée  » la condamnation fut confirmée en 1986 et 1988

1987

condamné pour cette phrase tenue dans une émission de radio : . « Je ne dis pas que les chambres à gaz n’ont pas existé. Je n’ai pas pu moi-même en voir. Je n’ai pas étudié spécialement la question. Mais je crois que c’est un point de détail de la deuxième guerre mondiale. »..

condamnation confirmée en 1988, 1989, 1990 et 1991

1987

reconnu « coupable du délit de provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence raciale » pour ses propos tenus à l’émission « l’Heure de vérité ». Il a en effet évoqué « la menace grave des deux hégémonies, l’hégémonie soviétique connue, mais aussi l’hégémonie tenant en particulier au Monde islamo-arabe, qui progressivement sont en train de coloniser notre pays ». Jugement confirmé en 1989

1993

La cour d’appel de Paris confirme la condamnation de Jean-Marie Le Pen pour son « calembour » au sujet de Michel Durafour, lors du discours de clôture de l’université d’été du FN en 1988.Le Pen avait ironisé sur les déclarations électorales de « M. Durafour-crématoire ».

1995

Condamné à un redressement de 1,4 Million de francs par le tribunal administratif, pour avoir « oublié » de déclarer des plus-value boursières.

1997

Condamné pour avoir traité de  » gros zébu fou  » le président de SOS-Racisme, Fodé Sylla.

1997

Condamné pour avoir déclaré que « sur un livre de mille pages sur la Seconde Guerre mondiale, les camps de concentration occupent deux pages et les chambres à gaz dix à quinze lignes, ce qui s’appelle un détail ». Jugement confirmé en 1999

1998

Condamné à deux ans d’inéligibilité (réduits à un an par la Cour de Cassation) et trois mois de prison avec sursis pour « violences en réunion » et « injures publiques » après avoir agressé la candidate socialiste Annette Peulvast-Bergeal lors des législatives de 1997.

1998 reconnu coupable d’avoir tenu des propos sur l’inégalité des races avec B.Megret

2004 condamné pour provocation à la haine raciale

confirmé en 2005